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Art News

ARTE Generali

 

ARTE Generali est aussi un acteur du monde de l’art, en ce sens, nous avons rédigé pour vous une nouvelle rubrique en 5 points clés qui reprennent les principales actualités artistiques à l’approche de l’été 2022. Suivez le lien :

 

  • La Biennale de Venise : après une interruption regrettée de près de trois ans, la Biennale de Venise se réapproprie la scène du marché de l’art. Cette 59e édition de l’évènement phare est plus que jamais marquée par les enjeux contemporains et par l’instabilité socio-politique qui règne : parole donnée aux artistes féminines, avec la mention spéciale du jury pour Zineb Sedira, qui explore la question de la décolonisation dans le pavillon français. On remarque également un pavillon temporaire ukrainien, financé par la Biennale, qui s’érige à quelques mètres du pavillon russe, désert. L’art est plus que jamais un moyen d’expression.

 

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  • Art Basel : Seulement quelques jours après la clôture de Art Basel Hong Kong, Art Basel ouvre ses portes du 16 au 19 juin et devrait accueillir pas moins de 289 galeries. Enfin de retour à son calendrier habituel, l’édition 2022 fut marquée par un grand nombre d’acheteurs en ligne, surtout parmi les collectionneurs asiatiques. Après les derniers mois dramatiques pour les possesseurs de cryptomonnaies et de NFT, on ressent un certain réconfort dans la solide réputation de la foire ; les acheteurs prennent leur temps et cherchent les ‘valeurs sûres’. Enfin, après Miami Beach et Hong Kong, la foire d’art moderne et d’art contemporain s’étendra à Paris avec Art Basel Paris+ en octobre 2022.

 

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  • TEFAF : Pour la première fois, la foire de Maastricht s’est tenue en juin dans un format plus resserré qu’à l’accoutumé. Qu’à cela ne tienne, dès l’ouverture, les acteurs privés et institutionnels étaient au rendez-vous permettant aux galeristes de faire de belles ventes. TEFAF c’est l’occasion de faire un plongeon dans l’art des siècles passés, avec son lot de pièce hétéroclites, pour exemple, un incompréhensible calendrier liturgique en bois provenant de San Zeno à Vérone (proposé pour 1,7 million de dollars chez David Crouch). Parallèlement cette édition a permis de mettre à l’honneur l’art africain, quelques trésors archéologiques ou encore la joaillerie.

 

  •  Parmi les 242 marchands, 19 galeries exposent pour la première fois et 6 jeunes galeries européennes sont accueillies par TEFAF Showcase. On compte ainsi 10 nouveaux arrivants français ! Après l'événement en ligne de l'année dernière, ce retour dans le monde concret suscite une réelle excitation pour artistes et collectionneurs.

 

  • Vente record pour la maison de vente Phillips : le 18 mai derniers, 36 lots ont été venus pour une somme totale de 225 millions de dollars. La star du show : une toile de Basquiat de 5 mètres de long, vendue pour 85 millions. Parmi les autres artistes vendus l’on retrouve Yves Klein, Andy Warhol ou Yayoi Kusama. Les excellents résultats des maisons de vente dernièrement montrent que le marché se porte bien et à bien rebondi à la suite de la pandémie.

 

  • L’agenda de la rentrée : A noter dans vos agendas pour se réjouir de la rentrée : Les Journées du patrimoine 2022 auront lieu le 17 et 18 septembre, l’occasion de (re)découvrir musées et monuments historiques publics ou privés sur le thème « Patrimoine durable ». A partir du 15 septembre, Frida Kahlo s’installe au Palais Galliera. L’exposition laisse de côté Diego Rivera et les clichés sur l’icône mexicaine, se penchant plutôt sur une identité construite par son handicap et héritage culturel.  Dans la même lignée, le musée d’Orsay, se propose à partir du 20 septembre de nous faire rencontrer Edvard Munch, dont la riche production artistique s’étend au-delà du fameux tableau « Le Cri ». Une rentrée culturelle en perspective !

 

 

Restitution

Introduction

La plupart du temps, le sujet de la restitution d’œuvres d’art ne devient public que lorsqu’une réclamation est adressée à un musée possédant une œuvre d’art de grande valeur d’un artiste d’avant-garde provenant d’une collection juive. Une fois l’œuvre retournée à qui de droit, celle-ci se retrouve mise aux enchères pour des sommes d’argent importantes, alimentant la folie médiatique. Un cas récent est la restitution du tableau « Les renards » de l’artiste allemand Franz Marc en 1913, rendu à la famille des anciens propriétaires Kurt et Else Grawi grâce à la ville de Düsseldorf après des années de négociation. Le tableau à été mis aux enchères chez Christie’s à Londres en mars 2022 et a battu un record pour l’artiste en se vendant pour 42,6 millions de livres.

Cependant, le sujet de la restitution ne concerne pas uniquement les objets spoliés par les nazis. Il est ainsi essentiel pour tout collectionneur intéressé par l’art ancien comme moderne de se pencher sur la question de la restitution. Malheureusement, les collectionneurs négligent souvent ce sujet. Cela peut s’expliquer par le fait que les collectionneurs d’art contemporain achètent généralement sur le marché principal, où de tels problèmes sont rares. En revanche, avec la financiarisation du marché de l’art, les collectionneurs tendent à élargir leurs investissements et sont plus enclins à inclure dans leurs achats de l’art du XXe siècle voire antérieur.

Lorsque l’on touche au sujet de la restitution, il est probable de se retrouver dans un de ces deux camps : retrouver un objet de famille perdu et émettre une demande de restitution, ou bien être en possession d’un objet pouvant faire l’objet d’une demande de restitution par un tiers.

Nous examinerons chaque scénario pour vous préparer à des choix cruciaux, et vous aider à décider si vous devez faire appel à des professionnels.

Retrouver un objet perdu et envoyer une demande de restitution

  1. Identifier un objet (de famille) perdu

Souvent, ce n’est que des années après la perte que les familles découvrent le potentiel d’un objet dont on pourrait encore retrouver la trace. Dans une interview, le représentant des héritiers de Franz Marc susmentionné décrit une conversation avec son beau-père à l’occasion d’une visite du Franz Mark Museum à Kochel am See. C’est alors que ledit beau-père s’est souvenu d’un tableau de Franz Mark dans sa maison d’enfance. Ce n’est seulement qu’après cette discussion que les recherches pour l’œuvre perdue débutent.

La première étape dans la recherche de tels objets est de faire revivre les histoires de familles, dénicher les vieilles photos, peut-être même consulter les archives familiales et reconnaître que les  informations recueillies au grenier peuvent parfois se révéler très utiles.

  1. Reporter un objet perdu

Le Art Loss Register (registre des objets perdus, https://www.artloss.com/register/) à Londres est la plus grande banque de données privées pour les œuvres d’art, objets de collection et antiquités volés. Il a été fondé en 1991 et est reconnu comme le leader de l’industrie. Il est primordial de leur reporter votre objet perdu, spolié ou volé pour s’assurer que, si quelqu’un tente de le vendre, la perte sera enregistrée et vous pourrez la réclamer. En outre, il existe des bases de données nationales pour biens culturels perdus ou volés, que vous pouvez contacter. Si vous avez identifié une perte, informez-en le plus de monde possible.

  1. Retrouver l’objet dans un musée ou un marché

Imaginez que l’œuvre perdue a été identifiée quelque part, soit dans un musée, chez un particulier ou sur le marché de l’art. Ici commence la partie la plus complexe de votre quête, qui est de prouver votre titre légal et de déposer une réclamation à ce sujet. Le titre légal est défini comme étant le plein droit, passé et présent de propriété légale. C’est à ce moment là que vous devriez impliquer avocats et autorités policières pour assurer le respect de vos droits. Il existe également des experts sachant quels objets peuvent encore être réclamés. Attendez vous à des démarches longues et fastidieuses. De nombreuses demandes de restitution durent des années et dans le cas du tableau de Franz Mark, les négociations ont duré 8 ans avant que la famille ne récupère l’œuvre.

  1. Savoir pourquoi vous souhaitez récupérer le tableau et ce qui adviendra de l’œuvre

Selon le représentant de la famille de Franz Mark, ce point est le plus important. Il note qu’il est essentiel de savoir à quelle fin vous conduisez votre recherche. Dans ce cas, la famille souhaitait obtenir justice pour leur illustre ancêtre et ses biens. « Chaque famille est différente, et, dans notre famille, il s’agissait de rendre justice… Vous devez avoir un but et vous devez vous assurer que toute la famille a le même».

Une conviction forte et partagée vous assurera que la communication au sein d’un large groupe d’héritiers reste ouverte et que tout le monde est sur la même longueur d’onde. C’est dans ce contexte qu’il est important de décider ce qui adviendra de l’œuvre, car les désaccords peuvent non seulement diviser une famille mais également rendre le processus encore plus difficile.

Rendre un objet en votre possession après une demande de restitution

Bien que le scénario ci-dessus fasse la une plus souvent, il est peut-être encore plus important de veiller à ne pas acheter, pour votre propre collection, une œuvre sur laquelle quelqu’un d’autre pourrait avoir un droit. Mises à part les simples revendications de titre légal, les objets volés, spoliés ou pillés sont beaucoup plus fréquents sur le marché de l’art qu’on ne veut bien le croire. Le trafic d’objets pillés s’est considérablement accru depuis l’escalade des conflits dans le monde entier. Il est désormais bien connu que le commerce illicite d’antiquités finance non seulement les guerres mais alimente également la demande des collectionneurs européens, américains et asiatiques. Alors, quelles sont les mesures à prendre pour garantir que vos achats sont conformes à la loi?

  1. Acheter auprès de sources fiables                                                                                                 

Si vous achetez auprès de maisons de ventes ou de galeristes renommés ou encore lors de foires d’art associées à organisme professionnel compétent (associations de marchands d’art et d’antiquités, par exemple), il y a de fortes chances que les vérifications opportunes aient été effectuées en amont de la vente. Si vous connaissez la personne à qui vous achetez l’œuvre, il y a de fortes chances qu’elle ait à la fois vos intérêts et les siens à cœur et donc ne vendra que des objets légalement. James Cuno, dans son livre « Who owns antiquity? » pose la question ultime concernant l’acquisition d’un objet :«finalement, le musée d'art a-t-il fait confiance au donateur ou au marchand?»

  1. Faire preuve de diligence

Cependant, nul n'est parfait, et l'acheteur doit prouver qu'il a fait preuve de la diligence requise pour chaque achat qu'il effectue si des doutes surgissent. Il est important d'établir que vous disposerez d'un titre légal complet sur l'objet après l'achat. Pour ce faire, vous pouvez par exemple demander au vendeur d'où provient l'objet, s'il fait contrôler au registre des pertes d'œuvres d'art (Art Loss Register - ALR) mentionné ci-dessus et si les recherches ont abouti. Sachez toutefois que les antiquités illicites provenant de zones de guerre, par exemple, ne seront jamais enregistrées dans la base de données, et que ce système n'est donc pas infaillible.

   3. Vérifier la provenance

La meilleure manière de s’assurer que vous n’avez pas été complice d’un commerce illicite est de vérifier la provenance de vos objets. « Les collectionneurs d’art ancien doivent être très attentifs à la provenance des objets qu’ils acquièrent », écrit l’avocat Martin Wilson. Bien qu'elle ne soit pas légalement établie, il faut garder en tête l’année 1970, date de la convention de l'UNESCO. Si une œuvre est documentée en dehors de son pays source avant cette date, c'est un premier indice qu'elle n'est pas entrée illégalement dans le pays. Un règlement européen plus récent, datant de 2019, renforce encore la législation relative à l'importation de biens culturels dans l'UE.

Il est donc essentiel de vérifier la documentation, l'historique des expositions ou la provenance des œuvres. Si un vendeur n'est pas en mesure de vous donner ces informations ou si vous n'êtes pas sûr qu'elles soient fiables, évitez l'achat. De même, si vous cherchez à acheter un objet qui pourrait provenir d'une collection juive et avoir été spolié pendant la période nazie en Allemagne, assurez-vous autant que possible qu'il n'y a pas de lacunes dans l'historique des propriétaires et que, idéalement, aucune vente de l'œuvre n'a eu lieu dans les années 1930. Avec environ 1000 millions d'objets pillés pendant cette période, vous devez vous assurer que vous n'achetez pas quelque chose qui appartient à quelqu'un d'autre.

  1. Médiatiser votre collection

Les demandes de restitution, notamment dans le cas des antiquités, surviennent souvent lorsque les objets sont exposés au public. Cela peut être le cas lors d'expositions ou lorsque des œuvres sont mises aux enchères. Soyez ouvert et prêtez vos objets. Leur diffusion ne garantit pas seulement que la valeur des œuvres puisse augmenter à mesure qu'elle acquiert un historique d'exposition, mais cela signifie également que vous êtes conscient que votre collection fait partie d'un discours dans lequel la transparence est vitale pour faire du marché de l'art un lieu d'échange plus juste.

  1. Rendez l’œuvre s’il y a réclamation

Si vous vous apercevez que votre objet n'est peut-être pas légalement en votre possession, cela ne signifie pas que vous deviez quoi que ce soit. Si personne ne le réclame, il n'est pas nécessaire de le rendre. Cependant, vous pouvez envisager de contacter le propriétaire éventuel ou même le pays d’origine directement et entamer une discussion sur votre objet. Cela dépendra surtout de vos propres opinions et éthique en matière de propriété intellectuelle et votre rôle dans le processus de sécurisation des œuvres d'art.

Conclusion

La collection implique la propriété. Celle-ci s'accompagne toujours de responsabilités et d'obligations. La possession d'objets liés à des sujets d'héritage culturel, mais aussi de conflit et de domination culturelle - comme on l’observe en ce moment avec la destruction d'objets culturels en Ukraine - pose des questions éthiques dont nous devrions tous être conscients. Dans le cas de Franz Marc, les héritiers ont voulu réparer un tort passé. Ils n'ont pas agi seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour l’ensemble de la communauté juive.

Quant à la restitution d'objets obtenus illicitement, nous constatons que les collectionneurs privés sont les plus nombreux à agir. Dans un article paru dans le magazine d'art Apollo, Samuel Reilly parle de Mark Walker, ayant hérité de Bronzes du Bénin, provenant du Nigeria et qui étaient dans sa famille depuis des générations. Mais lorsqu'il a découvert que ces objets appartenaient d’une certaine manière au peuple nigérian, il a décidé de les rendre à leur pays d’origine. 

Dans le cadre de notre série de conseils de collection, nous explorons ce mois-ci le thème du transport des œuvres d'art. La semaine dernière, nous avons présenté quelques conseils sur la manière de transporter des œuvres d'art en toute sécurité.

Cette semaine, nous nous entretenons avec Marc Leboiteux, directeur général de la société de transport française GROUP ESI Fine Art. APrès plus de 10 ans d'expérience dans le domaine du transport, de l'emballage, du stockage et de l'installation d'œuvres d'art👨🔧🛠️, Monsieur Leboiteux et son entreprise travaillent en étroite collaboration avec tous les acteurs importants de l'#industrie de l'art. Lorsqu'il s'agit de transporter des œuvres d'art de d’un point A à un point B, ils sont les véritables experts en la matière.

Le conseil de Marc Leboiteux aux collectionneurs d'art est le suivant : "Pour éviter tous les problèmes qui peuvent survenir lors du transport de votre œuvre d'art, il est essentiel de vraiment connaître votre œuvre, c'est-à-dire la nature, les dimensions, le poids et le degré de fragilité de l'œuvre d'art. C'est ce qui compte le plus lorsque vous envisagez de transporter votre œuvre soit par camion ou avion.

👉 Il indique également ce que les collectionneurs d'art doivent prendre en compte lors du choix d'une entreprise de transport et explique comment les entreprises de transport gèrent habituellement les variations météorologiques.

👇🏽Ne manquez pas l'interview complète ci-dessous pour en savoir plus!

Dans notre série d’entretiens PassionCollection, en collaboration avec Beaux-Arts Magazine, nous nous entretenons avec les grandes personnalités du monde de l’art. Dans cet épisode, nous rencontrons Cinzia Pasquali, experte en restauration renommée.

Au cours de sa carrière, Cinzia a été chargée de la restauration de monuments exceptionnels tels que la Galerie d’Apollon au Musée du Louvre, la Galerie de Cristal du Château de Versailles ou encore la Grande Singerie du Château de Chantilly.

Avec Cinzia, nous avons échangé sur sa passion pour les œuvres d’art et de la relation privilégiée qu’elle entretient avec les collectionneurs, une relation fondée sur la confiance et sur un goût de la découverte commun.

Restez connecté pour suivre les prochaines interviews de #PassionCollection avec des experts et collectionneurs qui partagent notre passion pour l'art!

tips for collectors:shipping

Introduction

De tous les éléments nécessaires au bon soin d’une collection, les subtilités du transport, du stockage et de l’installation sont sûrement celles les plus étrangères au savoir (et à l’intérêt) du collectionneur traditionnel. Les œuvres que nous rencontrons dans les musées, galeries ou foires d’art sont disposées dans de larges espaces d’exposition,  de telle sorte qu’elles semblent en apesanteur et de taille réduite. Ces espaces n’ont d’ailleurs rien de l’intérieur chaleureux des collectionneurs.

Souvent, les collectionneurs sont aveugles à l’effort mis dans cet accrochage qui pourrait sembler enfantin. Sont oubliés le transport maritime des conteneurs, les déclarations d’importation et les formalités administratives à remplir par les agents, les vastes quais de chargement, et les heures, le travail et la sueur nécessaires pour dresser une installation ou réussir à faire tenir un tableau comme ceux d’Anselm Kiefer sur un simple mur.

Nous sommes aussi souvent étrangers aux techniciens qui rendent cela possible, et aux années d’expérience nécessaires à la manutention de l’art. De la même manière que nous n’admirons que très peu ceux qui sont aussi, en quelque sorte, des artistes.

Cependant, s'assurer que ses œuvres d’art sont traitées correctement doit être l’une des tâches les plus importantes d’un collectionneur, pour que les œuvres ne se déprécient pas. La liste ci-dessous nomme quelques-uns des domaines sur lesquels il faut garder un œil. Elle ne cherche pas remplacer l’expertise professionnelle mais à vous encourager à faire appel à des agents de transport professionnels, reconnus et réputés dès le début de votre acquisition.

Si vous commencez à travailler avec ces agents, pensez à vérifier s'ils sont enregistrés auprès d'ICEFAT (https://icefat.org/) ou d'Artim (https://artim.org/), les deux principales sociétés d'expédition d'œuvres d'art, opérant dans le monde entier.

Penser avant d’acheter

Bien que cela paraisse évident, avant d’acheter une œuvre, vérifiez qu’elle s’intègre dans l’espace prévu, tant sur le plan esthétique que physique. Pour les tableaux faites attention à l’espace sur le mur mais aussi aux voies d’accès (largeur des portes, ascenseurs…). Nombre d'œuvres ont été rendues aux galeries parce qu’elles ne rentraient tout simplement pas chez leur acheteur. Pensez également au poids des sculptures : attention à la capacité de charge du plancher et au terrain sur lequel poser les sculptures d’extérieur.

S’informer sur les mesures exactes (comme les cadres) et les aspects pratiques de l'œuvre avant de conclure un achat montre moins votre manque d’expérience que le sérieux de votre engagement.

Si vous achetez une œuvre en salle de vente, sachez que les frais de stockage s’appliquent généralement dès la fin de la vente, d’où l’importance d’une rapide organisation du transport. Assurez-vous également de savoir s'il existe des frais sur l'œuvre et si elle est en libre circulation au point et au lieu d'achat. De nos jours, la plupart des œuvres mises aux enchères ne se trouvent dans le pays que sur la base d’une licence d’importation temporaire, et des frais supplémentaires peuvent s’appliquer si vous souhaitez garder l'œuvre dans ce pays définitivement.

D’un autre côté, lorsque vous achetez dans une galerie, pensez à demander si les frais d’envoi peuvent être inclus dans le prix d’achat. Si vous n’êtes pas pressé, la galerie peut trouver un moyen sûr et abordable de vous faire parvenir l'œuvre, en plus de pouvoir superviser son installation, surtout si vous avez peu d’expérience. Lors de la négociation, les collectionneurs ne pensent souvent qu’à demander une remise de prix mais souvent l'ajout de services peut rapidement se trouver beaucoup plus utile. Pour chaque achat, demandez quand cesse l’assurance du vendeur : une fois que l'œuvre est sur votre mur ou lorsqu’elle sort de la galerie ? Faites également en sorte que l'œuvre soit couverte pendant son transport.

Assurer votre oeuvre pendant son transport

La plupart des accidents des œuvres d’art ont lieu lors de leur transport, parce que les artistes ne pensent pas à l'envoi de leur œuvre lors de son élaboration. C’est la raison pour laquelle les transporteurs (aussi bien les sociétés d’expédition générales comme FedEx ou DHL que celles spécialisées en art) n’ont qu’une très faible responsabilité en cas de dommage.

Savoir où elle ira et l’installer immédiatement

Quand vous achetez une œuvre, réfléchissez à là où elle ira et assurez-vous d’avoir l’espace et les bonnes conditions pour ce faire. Aménagez l’espace de telle sorte que vous puissiez installer l'œuvre une fois livrée. Faute de quoi l'œuvre risque de rester dans un coin, dans un emballage qui n’est pas adapté à un stockage permanent.

Quant au stockage, si vous ne comptez pas exposer l'œuvre chez vous (peut-être est-ce un investissement), assurez-vous qu’elle soit entreposée en sûreté. A la fois pour cause de vol ou de dégât des eaux, si l'œuvre n’est pas gardée dans un endroit adapté, en cas de dommage votre assurance pourrait être nulle. Les expéditeurs d'œuvres d’art proposent souvent des locations d’espaces de stockage, allant de très petits locaux à d’autres pouvant accueillir des collections entières.

Attention aux coûts

Les expéditeurs ont souvent la mauvaise réputation de facturer des prix élevés. Cependant, il faut prendre en compte l’effort nécessaire pour transporter une œuvre en toute sécurité. Comme précisé ci-dessus, le temps alloué aux formalités administratives, aux droits d'importation et d'exportation, un emballage adéquat et sûr, une manutention soignée et des véhicules de transport climatisés sont autant d'éléments qui augmentent le coût de l'expédition.

En revanche, avant de débourser quoi que ce soit, assurez-vous de vous adresser à trois expéditeurs et d'obtenir des devis compétitifs. Donnez bien sûr toujours des informations correctes : il est inutile d'essayer de cacher la taille ou la fragilité d'une œuvre pour faire baisser les coûts. La tarification est toujours basée sur le transport nécessaire et le résultat voulu. Le temps pose souvent problème. Il est plus coûteux mais plus rapide d’obtenir une camionnette allant de Nice à Paris que d’attendre pour un acheminement traditionnel. Si vous achetez une œuvre aux Etats-Unis et la voulez en Europe, les coûts du fret maritime sont une fraction de ceux du fret aérien - mais cela prend plus de temps.

Se pose également la question de la relation entre la valeur de l'œuvre et les coûts du transport. Si vous achetez un tableau de 500 € d’un artiste en Afrique ou en Inde, il est préférable de miser sur un transporteur générique comme FedEx, sans quoi les frais de transport dépasseraient largement la valeur de l'œuvre. Si en revanche vous achetez une œuvre de  100 000 € ou plus, il faudra s’assurer d’un transport de très haute qualité. De nombreux expéditeurs font appel à des sous-traitants ; assurez vous que ce n’est pas le cas, car cela augmente les risques encourus par votre œuvre. Un transporteur général n'est pas un expéditeur d'art et ne traitera pas votre travail avec soin.

Comme Hans-Ewald Schneider, directeur de la compagnie de transport allemande Hasenkamp l’a si bien dit: “Le bon marché peut coûter cher”. M. Schneider se désole des acheteurs d’art qui n’ont aucun scrupule à dépenser des sommes d’argent monstrueuses sur des œuvres mais qui ne comprennent pas que la logistique qui en découle peut se montrer très chère.  Il est important, selon lui, de conseiller les clients de manière honnête et approfondie. Cela prend du temps et la confiance est clé pour établir une bonne relation. Cela s’applique également aux courtiers et aux preneurs de risques. Une prime basse n'est pas toujours signe d’une bonne assurance.

Attention à la partie juridique

L’expédition d'œuvres d’art est intimement liée à la législation. Différents pays ont des régulations différentes quant à l’importation et l’exportation des œuvres d’art, et cela va plus loin que les taxes et les impôts. Si vous achetez une œuvre quelque part et la voulez dans un pays différent, vous devez être certain d’avoir le droit de la déplacer à l’étranger. De nombreux pays ont aujourd’hui des lois de protection de l’héritage culturel, et vous devez vous assurer de vous y plier. Exporter une œuvre d’art hors du pays illégalement est un crime, évitez d’y être associé.

Vérifiez aussi que vous avez bien réglé les taxes et les droits. Ne pas déclarer la valeur réelle d’une œuvre d’art lors d’un import/export est non seulement dangereux mais aussi illégal. Travailler avec une compagnie d'expédition sérieuse possédant un important département financier vous assurera que tout est en règle. Sachez que cela s’applique également lorsque vous déplacez l'œuvre d’un pays à l’autre sans la vendre. Par exemple, si vous installez l'œuvre dans votre maison de vacances en Suisse, vous devrez déclarer son importation.

Et enfin, l’environnement

Depuis des années, des militants se battent contre le transport international des œuvres d’art, qui, en plus de leurs emballages, impactent fortement l’environnement. Les collectionneurs soucieux de l’environnement se pencheront sur la question de comment leur achat et leur entretien peuvent avoir un plus faible impact sur l’environnement.

Cela peut aller jusqu’à acheter vos œuvres le moins loin possible mais aussi simplement savoir comment les entreprises de transport durables abordent la question de l’empreinte carbone.

Des entreprises telles que Hasenkamp sont à la pointe de la réduction de leur empreinte carbone depuis de nombreuses années. Depuis 2003 par exemple l’entreprise Hasenkamp chauffe ses locaux grâce à des sources d’énergies durables et utilise des moyens durables pour contrôler la température de ses entrepôts. Ces entreprises offrent aussi la possibilité de réutiliser les emballages et de louer les caisses de transport plutôt que d’en fabriquer sur mesure, qui, de surcroît ne peuvent être réutilisées pour d’autres œuvres. Si le prix n’est pas un facteur déterminant dans votre choix de mode d’expédition de vos acquisitions, l’environnement peut en être un.

En résumé:

Au cours de leur vie et de leur transport, les œuvres d’art ont besoin de beaucoup d'entretien : le stockage et l’installation sont des facteurs clé. Essayez de trouver un transporteur en lequel vous avez confiance. Sachez ce que vous valorisez le plus : une méthode sûre mais sans artifice ou de nombreux services supplémentaires, tels que des conseils sur le lieu et la manière d'installer les œuvres, une mise en relation facile avec le transporteur voire l’accès à des locaux de stockage. M. Schneider nous fait remarquer la complexité des régulations de nos jours et la nécessité de pouvoir conseiller le client à ce sujet. Le mieux vous connaîtrez vos besoins, le plus facile il vous sera de trouver la compagnie de transport qui vous convient et qui mettra le mieux en valeur vos objets d’art quand ils arriveront chez vous.

Plus d’information:

https://icefat.org/

https://artim.org/

https://galleryclimatecoalition.org/usr/library/documents/main/arta_sustainability_white_paper2020.pdf

https://www.artsy.net/article/artsy-editorial-collectors-art-shipping

Inventaires

Soit on adore faire des listes, soit on déteste ça. À cet égard, il ne semble pas y avoir de juste milieu dans notre façon d'aborder la vie. Si l'idée de dresser une liste d'inventaire pour une collection d'art peut en réjouir certains, d'autres la redoutent et ne la feront probablement pas. Pourtant, posséder une collection d'art requiert un sens de l'organisation, car une grande partie de la valeur potentielle de la collection est liée au fait qu'elle soit bien documentée. Et la documentation approfondie d'une collection présente d'autres avantages.

 

Pourquoi documenter?

Les avantages de la documentation de votre collection sont multiples. Mais surtout, ils deviendront importants si vous souhaitez faire évaluer votre collection, que ce soit à des fins d'assurance, dans le cas d'une vente ou au profit de la constitution d'un patrimoine. Iris Handke, directrice de ARTE Generali, Allemagne, le dit ainsi : « Une bonne documentation est essentielle pour l'assurance, et ce pour diverses raisons. D'une part, parce que vous avez besoin d'un maximum d'informations pour évaluer correctement une œuvre d'art et disposer ainsi d'une base adéquate pour l'assurance. D'autre part, plus la documentation est bonne, plus le processus est facile et rapide en cas de sinistre. Par ailleurs, si une œuvre d'art a été dérobée, les chances de la récupérer augmentent considérablement. »

Si vous n’êtes pas convaincu par l’importance de constituer une collection, il serait peut-être bon d'écouter l'universitaire américaine Susan Stewart qui, dans son livre « On Longing », donne la signification profonde de ce qu’est une collection, à savoir que selon elle « la collection n'est pas construite par ses éléments ; elle existe plutôt par le biais de son principe d'organisation. Ce qu'elle veut dire, c'est que dans son ensemble, la collection n'est pas seulement constituée d'artefacts physiques, mais aussi de souvenirs, d'histoires, de lieux, d'où viennent les œuvres individuelles et où elles sont conservées. Ils communiquent l'essence de la collection tout autant que les œuvres individuelles. Souvent, la documentation de la collection est cruciale si le collectionneur est absent et que des décisions concernant les objets doivent être prises.

En pratique, vous pouvez vous demander : « Êtes-vous sûr de vous souvenir du nom de l'artiste dont vous avez acheté une œuvre lors d'un voyage à Singapour il y a dix ans ? » Vous pensiez vous souvenir de la provenance de l'étonnante gravure du XVIIIe siècle que vous avez achetée dans une salle des ventes locale, mais est-ce vraiment le cas ? On vous demande de prêter une pièce pour une exposition dans un musée, mais l'institution veut s'assurer de son authenticité et demande une copie du certificat d'authenticité car l'œuvre n'est pas signée. Vous voulez contacter la galerie où vous avez acheté une sculpture car l'œuvre est un peu abîmée, mais vous ne vous souvenez plus où et quand vous l'avez achetée. Vous avez dû ranger une œuvre d'art pendant un certain temps et vous voulez la remettre en place, mais vous n'avez pas pris de photos et vous ne trouvez pas les instructions d'installation. Vous pensez avoir possédé une œuvre de cet artiste, mais où peut-elle être ?

Si tout cela vous semble vaguement familier, il est probablement temps de vous organiser un peu plus, vous et votre collection. Il est alors temps de concevoir un inventaire de votre collection qui ne se contente pas de documenter les informations clés de chaque œuvre, mais qui garantit également que tous les documents pertinents qui lui appartiennent se trouvent dans un endroit numérique ou physique sûr et facilement accessible.

 

Que faut-il documenter?

Dresser une liste d'inventaire n'est pas forcément une tâche ardue. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de documenter votre collection, du moment qu'elle est documentée. Il peut s'agir de notes manuscrites dans un dossier, d'une simple liste numérique Word ou Excel ou, si vous avez une grande collection, vous pouvez investir dans un logiciel de gestion de collection et même engager un conservateur pour gérer les détails de tout cela. Tout sera mieux que de ne pas s'y prêter.

Katrin Stoll, PDG de Neumeister Auctions à Munich, raconte que sa maison de vente aux enchères a reçu une soixantaine de caisses en bois contenant des objets au début de l'année 2022. Les caisses n'avaient pas été ouvertes depuis plus de 60 ans et aucun inventaire n'était disponible. Tout ce que l'on savait, c'est qu'elles provenaient de l'ancien château des comtes de Wurtemberg situé dans l'ancienne ville silésienne de Carlsruhe, aujourd'hui Pokój, en Pologne. Si le château lui-même a été détruit en 1945, nombre de ses objets ont été transportés en Allemagne et ont survécu à la guerre. Cependant, la plupart d'entre eux n'ont jamais été déballés et sont restés la propriété du comte Ferdinand von Württemberg, décédé en 2020. Aujourd'hui, plus de 600 objets ont été catalogués et sont en cours de vente.

Mais nombre d'informations cruciales sur la collection seront à jamais perdues et les défis du catalogage d'une collection a posteriori sont nombreux. Les artistes ou fabricants manquants, les questions sur la datation, la provenance et la documentation des restaurations ne sont que quelques exemples. Il vaut mieux commencer à inventorier dès que possible.

La question la plus importante est de savoir quelles informations doivent être enregistrées :

Un élément important est d'enregistrer la propriété. Une pièce peut vous appartenir personnellement, appartenir à votre conjoint ou être au nom de votre entreprise - elles sont toutes accrochées au même endroit, mais il est important de noter à qui elles appartiennent.

  • En parlant d'emplacement, notez où se trouvent les objets - sont-ils dans l'une de vos propriétés, dans vos bureaux professionnels, dans votre maison de vacances, dans un espace de stockage, en prêt ? Veillez à noter les emplacements spécifiques et à mettre ces informations à jour régulièrement, surtout si vous avez des œuvres avec lesquels vous ne vivez pas, ou qui se trouvent dans des tiroirs ou dans des réserves professionnelles. Ne vous contentez pas de remplacer les informations précédentes, complétez-les.
  • Chaque objet a besoin de sa propre entrée et doit avoir un identifiant spécifique, afin que l'entrée de l'objet et les documents associés puissent correspondre.
  • L'objet lui-même doit être inventorié selon les pratiques muséales standard, si possible. Le système d'identification Getty est un marqueur utile. Les exigences minimales comprennent le numéro d'identification, le type d'objet, le fabricant/artiste, le titre, le support, les dimensions, l'année de création, la taille de l'édition, et éventuellement une description.
  • Veillez à conserver tous les documents associés, tels que les factures, les certificats, les informations sur la provenance, les listes d'exposition et, pour les œuvres plus complexes, les notes d'installation et éventuellement les informations sur l'emballage. Certaines œuvres d'art conceptuel sont également accompagnées d'informations sur la manière de recréer une œuvre, par exemple en cas de déménagement, et sont spécifiques à un site. Veillez à conserver les informations sur le lieu et la date d'achat de l'œuvre, ainsi que son prix.
  • Prenez des photos, en particulier des détails importants, de l'aspect de l'objet une fois installé ou de tout dommage qu'il pourrait avoir. 
  • Vous pouvez également noter ce que vous avez payé pour l'œuvre, ce pour quoi elle est assurée et quelle est sa valeur actuelle, si vous disposez de ces informations. Il est également utile de noter les coûts supplémentaires, tels que le stockage, le transport et l'encadrement.
  • État : Où se trouve l'œuvre à l'heure actuelle. Veillez à mettre à jour ces informations si nécessaire, notamment si vous disposez d'espaces de stockage pour les objets d'art en dehors de vos propres propriétés.

Tenez ces informations à jour et ajoutez par exemple les prêts d'exposition ou si l'œuvre a été mentionnée quelque part. Tout cela fait partie de l'histoire de l'œuvre et peut potentiellement lui donner de la valeur.

 

Comment documenter votre collection? 

Si vous estimez que votre collection est suffisamment grande ou importante pour justifier plus qu'un endroit sûr pour les documents liés à vos œuvres, il vaut la peine d'envisager un système de gestion de collection en ligne avec un stockage sur le cloud sécurisé. Cela permet au collectionneur de partager facilement les œuvres de sa collection, potentiellement de les faire évaluer, et de classifier ses objets, à ce titre, il pourra vérifier s'il a vraiment besoin d'acquérir telles ou telles œuvres, ou s'il n'en a pas déjà des similaires en sa possession.

Réfléchissez bien à la manière dont vous souhaitez conserver les données de votre système de collecte, les photos et documents supplémentaires. Voulez-vous les relier en ligne avec un système de classement papier ? Assurez-vous alors que les documents sont stockés en toute sécurité et ne peuvent être détruits par un incendie ou une inondation.

Ou bien voulez-vous numériser tous les documents et vous assurer que tout est classé sous forme numérique ? Quelle que soit votre décision, assurez-vous que le système est transparent pour les tiers et accessible pendant une longue période. Veillez à mettre à jour vos systèmes numériques autant que vos autres fichiers et à ce que tous les documents soient conservés en lieu sûr sur du papier d'archives qui ne se détériorera pas.

Il existe aujourd'hui sur le marché différents systèmes et services qui peuvent vous aider, allant de systèmes de gestion des clients très élaborés et coûteux à des applications mobiles faciles à utiliser, comme celle qu'Arte Generali propose à ses clients dans le cadre de ses services d'assurance. Artgalleria (https://www.artgalleria.com/) et Artbinder (https://www.artbinder.com/) ou (https://www.collectorsystems.com/) sont des exemples de produits payants haut de gamme. Alors que les systèmes CMS nécessitent souvent non seulement des frais à payer, mais aussi du temps pour se familiariser avec le système lui-même, les applications d'aujourd'hui permettent de saisir très facilement les informations et de les conserver en sécurité. [https://artegenerali.com/news/discover-arte-generali-app]. Tous les systèmes vous permettent d'avoir votre collection à portée de main, où que vous soyez. Handke dit à propos de l'application :

Nous voulions trouver un moyen rapide et facile pour nos clients d'avoir toutes les informations sur leur collection en un seul endroit. Nous vivons tous avec nos smartphones et notre application est un moyen pratique de gérer votre collection et votre assurance en même temps.

Résumé

Un inventaire d'art est essentiel pour votre collection. Il vous aide à suivre vos œuvres et permet de faire un récapitulatif de votre parcours de collectionneur, il donne des informations importantes pour proposer une solution d’assurance adaptée et sert de guide si vous ou quelqu'un en votre nom souhaite vendre des objets de votre collection. Il s'agit d'un registre de vos passions et offre de la fluidité dans la transmission d’informations sur votre collection. Vous n'avez pas besoin de tout faire en même temps, commencez par un objet, une pièce, un type de collection - étape par étape.

 

Liens utiles :

https://www.artworkarchive.com/blog/how-to-inventory-your-artwork https://artradarjournal.com/2021/11/17/how-to-use-excel-to-create-art-inventory/ https://www.getty.edu/publications/resources/virtuallibrary/0892365722.pdf